Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
le blogue-notes d'anne-marie dutilh

VOIR

15 Octobre 2020, 16:56pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Voir

L'aube se lever

Petit point de jour

Eclat diamantaire

Sur les oripeaux de la nuit

Une écharpe de lumière

Nouée

A la figurative ligne d'horizon

 

Embrasement

Sur ce qui

Ne s'appelle pas encore l'azur

Bondissement sphérique

Sur le dos des collines

Cache-cache

A la cime engourdie des arbres

Flamboiement

Sur la mire

Des eaux au repos

 

Voir

L'aube s'effilocher

Filer son angora

Au rouet des nuages

Discrètement

Dérouler l'écheveau crépusculaire

Éveiller

Sa vénusté laineuse

Au clin d’œil

Du petit matin

 

Puis

Voir

Nos regards mi- ouverts

S'éblouir

A la fulgurante lumière

 

Anne-Marie Dutilh

 

Selon le code de la propriété intellectuelle, tous droits réservés Anne-Marie Dutilh © Editions L'Écritoire du Reguin

Pour toutes informations sur les textes à la feuille et les recueils publiés Cliquez ici

Voir les commentaires

GILI SWING

6 Octobre 2020, 02:43am

Publié par Anne-Marie DUTILH

GILI SWING

En 2013 la chance m'ouvre une nouvelle porte. Je rencontre le groupe GILI SWING. Que de beaux souvenirs partagés avec ce groupe d'artistes talentueux qui poursuit son chemin avec brio, passion et persévérance.

Et c'est toujours la même émotion qui m’envahit lorsque que je les retrouve sur scène, ou que j'écoute leurs disques.

Un nouveau CD est en préparation chez GILI SWING avec la participation du PACIFIC BIG BAND . La sortie était prévue pour le printemps, mais pour cause de coronavirus et de confinement c'est à la fin de l'automne que le CD sera prêt à se blottir dans nos platines et qu'il nous enveloppera de ces notes chaleureuses qui charment l'oreille et le cœur.

Ce nouveau CD est actuellement en précommande au prix de 13€ en cliquant sur le lien ci-dessous.

Souscription CD Gili Swing

A consommer sans modération, en solo, en famille ou entre amis...

Anne-Marie Dutilh

Voir les commentaires

ADIEU JULIETTE GRECO

5 Octobre 2020, 13:30pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

ADIEU JULIETTE GRECO

Elle s'en va la grande dame. La Muse de Saint Germain des Prés quitte la scène. Mais ses mots sont installés dans nos mémoires,  précieuses rengaines. 

 

'' Je me sers de ce que je suis. J'ai un instrument, il s'appelle Gréco...J'offre ce que je peux... Le temps qui passe ? Je m'en fous... Je sais seulement que j'ai un curieux pouvoir: celui de ne pas être devenue adulte.  Dans la vie, il faut être grave. Désespéré. Heureux. Passionné. Émerveillé. Mais pas sérieux. Le jour où on se prend au sérieux, on meurt un peu. Je suis vieille, mais je ne suis pas adulte. On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un œil attristé, je préfère m'en aller... C'est une question de dignité, de courtoisie et d'amour. S'accrocher, ce n'est pas bien.'' (extraits d'entretiens) 

 

Je suis comme je suis

Juliette Gréco

 

Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes lèvres sont trop rouges
Mes dents trop bien rangées
Mon teint beaucoup trop clair
Mes cheveux trop foncés
Et puis après?
Qu'est-ce que ça peut vous faire?
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Quand j'ai envie de rire
Oui, je ris aux éclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime chaque fois?
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus?
Que voulez-vous de moi?
Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après?
Qu'est-ce que ça peut vous faire?
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé?
Oui, j'ai aimé quelqu'un
Et quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer, aimer
Pourquoi me questionner?
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça

Source : Musixmatch

Paroliers : Jacques Prevert / Joseph Kosma

Paroles de Je suis comme je suis © Embassy Music Corporation

 

Adieu et Merci Madame Gréco

 

Voir les commentaires

L'ESPACE DU REGARD

28 Septembre 2020, 18:23pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

L'ESPACE DU REGARD

Annie BRUNETOT Sculptures

&

Yves PHELIPPOT Photographies

Ont  le plaisir de vous convier à cette exposition dans un très bel endroit.

GALERIE IMAGIN'ART

25 rue Saint Michel à Saintes

Un vernissage étalé est prévu le samedi 10 octobre de 11h à 19h en présence des artistes.

Pour le 1er jour annoncé, soit le 30 septembre, l'accrochage ne sera pas tout à fait terminé.

 

Voir les commentaires

POESIES CHOISIES

12 Septembre 2020, 17:24pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

L'OISEAU EN PRIERE Huile sur Toile B.BARTHELEMY collection privée

L'OISEAU EN PRIERE Huile sur Toile B.BARTHELEMY collection privée

VOYAGEUR DE LA NUIT

 

 

Je marche sur des chemins bleus

Que l'on ouvre le soir.

 

Les pluies de l'hiver

Ont déjà clos mes yeux

Mais je viens te revoir.

 

J'ai vu ces cavaliers le long du fleuve glauque

Lointains s'en sont allés

Armes aux poings

Colère

Poussière d'hommes sans retour.

 

Je marche sur des chemins bleus

Que l'on ouvre le soir.

 

Bateliers, arrêtez !

Les pêcheurs ont tendus des filets.

Amasseurs d’espérance,

Le vent sème d'autres trésors :

Tendez vos mains pour l'unité.

 

J'ai souvenir des brumes épaisses

Retombées lourdement aux nuits sombres.

Voyageurs de froidure,

Toi qui vient des ténèbres,

Accepte mon sourire,

Prends l'écuelle et partage.

 

Je marche sur des chemins bleus

Que l'on ouvre le soir.

 

J'ai vu tes vieilles mains caleuses

Épuisées par la terre

J'ai vu ton vieux visage

Buriné par la houle et la tempête,

Je vous sais bâtisseurs d'espérance

Et par tout l'univers,

 

Je marche sur des chemins bleus

Que l'on ouvre le soir.

 

Poème de JEAN-FRANCOIS CORNU

Extrait du recueil : ET MA CROIX S'EST ENDORMIE

Éditions la Taverne aux Poêtes- Angers- 1971

Voir les commentaires

PENSEES D'AOÛT

7 Août 2020, 18:07pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Totem d'Eté 5 Août 2020

Totem d'Eté 5 Août 2020

Les totems de paille d'été s'élèvent sur les mosaïques des glèbes assoupies

Et dans la lenteur accomplie d'une souveraine sagesse la dernière lueur du jour offre sa panoplie de pastels

Plus tard, un croissant de lune dévoilera à son apogée une nouvelle embellie...

Anne-Marie Dutilh

Selon le code de la propriété intellectuelle, tous droits réservés Anne-Marie Dutilh © Éditions L'Écritoire du Reguin

Pour toutes informations sur les textes à la feuille et les recueils publiés Cliquez ici

Voir les commentaires

PENSÉE DE JUILLET

24 Juillet 2020, 16:21pm

Publié par Anne-Marie Dutilh

Un Ami est une Âme jumelle dont la présence demeure même dans l'absence.

Anne-Marie Dutilh

Selon le code de la propriété intellectuelle, tous droits réservés Anne-Marie Dutilh © Editions L'Écritoire du Reguin

Pour toutes informations sur les textes à la feuille et les recueils publiés Cliquez ici

 

Voir les commentaires

PENSEE DE JUILLET

1 Juillet 2020, 09:52am

Publié par Anne-Marie DUTILH

Pensée de Faro Mai 2019

Pensée de Faro Mai 2019

La lumière sera là où tu l'allumeras
Dans les voix langoureuses des femmes qui chantent le fado
Dans les arpèges des nocturnes de Chopin
Dans les yeux clairs des marins 
Dans la scansion des poètes noctambules
La lumière sera là où tu l'allumeras...

 

Anne-Marie Dutilh

Selon le code de la propriété intellectuelle, tous droits réservés Anne-Marie Dutilh © Editions L'Écritoire du Reguin. Pour toutes informations sur les textes à la feuille et les recueils publiés Cliquez ici

Voir les commentaires

ECLIPSE

13 Juin 2020, 17:34pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Apprivoiser nos regards blafards

A la lumière écliptique
De nos chemins d'existence


Traverser la nuit
En jetant sur nos sommeils
Des sourires aveugles


Et l’enfance se perd
Dans le silence d'inquiétude
Et l’absence s'installe
Sur un rictus colérique


Et lorsque le regard parjure le cœur
Dans les abîmes de rancœur
Reste t-il un semblant d’espoir ?

Anne-Marie Dutilh

Selon le code de la propriété intellectuelle, tous droits réservés Anne-Marie Dutilh © Editions L'Écritoire du Reguin

Pour toutes informations sur les textes à la feuille et les recueils publiés Cliquez ici

 

Voir les commentaires

UNE QUESTION de GIORGIO AGAMBEN

16 Mai 2020, 16:43pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

UNE QUESTION de Giorgio Agamben paru dans lundimatin#239, le 20 avril 2020

 

« Après la déclaration de l’état d’urgence pour risque sanitaire le 31 janvier, les décrets-lois des 8 et 9 mars 2020 ont institué en Italie un régime d’exception justifié par le Covid-19 qui restreint drastiquement les libertés individuelles. Considérant le désastre qui frappe son pays, Giorgio Agamben énonce les effets terribles de mesures politiques sans précédent, amenant un basculement historique que la peur de la mort semble occulter. Le réquisitoire invoque une responsabilité collective et une démission de l’autorité morale laissant saper les fondements d’une culture et ruiner le socle démocratique. Si le cauchemar politique risque de durer, comment ne pas voir ce que l’on voit ?

La peste marqua, pour la ville, le début de la corruption… Personne n’était plus disposé à persévérer dans la voie de ce qu’il jugeait auparavant être le bien, parce qu’il croyait qu’il pouvait peut-être mourir avant de l’atteindre.
Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, II, 53

Je voudrais partager avec qui en a envie une question à laquelle, depuis maintenant plus d’un mois, je ne cesse de réfléchir. Comment a-t-il pu advenir qu’un pays tout entier, sans s’en rendre compte, se soit écroulé éthiquement et politiquement, confronté à une maladie ? Les mots que j’ai employés pour formuler cette question ont été, un à un, attentivement pesés. La mesure de l’abdication des principes éthiques et politiques qui nous sont propres est, en effet, très simple : il s’agit de se demander quelle est la limite au-delà de laquelle on n’est pas disposé à y renoncer. Je crois que le lecteur qui se donnera la peine de considérer les points qui suivent ne pourra pas ne pas convenir – sans s’en rendre compte ou en feignant de ne pas s’en rendre compte – que le seuil qui sépare l’humanité de la barbarie a été franchi.

I) Le premier point, peut-être le plus grave, concerne les corps des personnes mortes. Comment avons-nous pu accepter, seulement au nom d’un risque qu’il n’était pas possible de préciser, que les personnes qui nous sont chères et les êtres humains en général non seulement mourussent seuls – chose qui n’était jamais arrivée auparavant dans l’histoire, d’Antigone à aujourd’hui – mais que leurs cadavres fussent brûlés sans funérailles ?

2) Nous avons ensuite accepté sans que cela nous pose trop de problèmes, seulement au nom d’un risque qu’il n’était pas possible de préciser, de limiter dans une mesure qui n’était jamais advenue auparavant dans l’histoire du pays, ni même durant les deux guerres mondiales (le couvre-feu durant la guerre était limité à certaines heures), notre liberté de mouvement. Nous avons en conséquence accepté, seulement au nom d’un risque qu’il n’était pas possible de préciser, de suspendre de fait nos liens d’amitié et d’amour parce que notre prochain était devenu une possible source de contagion.

3) Cela a pu advenir – et l’on touche ici la racine du phénomène – parce que nous avons scindé l’unité de notre expérience vitale, qui est toujours inséparablement corporelle et spirituelle, en une entité purement biologique d’une part et une vie affective et culturelle d’autre part. Ivan Illitch a montré, et David Cayley l’a ici [1] rappelé récemment, les responsabilités de la médecine moderne dans cette scission, qui est donnée pour acquise et qui, pourtant, est la plus grande des abstractions. Je sais bien que cette abstraction a été réalisée par la science moderne avec les dispositifs de réanimation, qui peuvent maintenir un corps dans un état de pure vie végétative.

Mais si cette condition s’étend au-delà des frontières spatiales et temporelles qui lui sont propres, comme on cherche aujourd’hui à le faire, et devient une sorte de principe de comportement social, on tombe dans des contradictions sans issue.

Je sais que quelqu’un s’empressera de répondre qu’il s’agit d’une condition limitée dans le temps, que celle-ci une fois passée, tout redeviendra comme avant. Il est vraiment singulier que l’on puisse le répéter si ce n’est de mauvaise foi, du moment que les mêmes autorités qui ont proclamé l’urgence ne cessent de nous rappeler que, quand l’urgence sera surmontée, il faudra continuer à observer les mêmes directives et que, la « distanciation sociale », comme on l’a appelée suivant un euphémisme significatif, sera le nouveau principe d’organisation de la société. Et en tout cas, ce que, de bonne ou de mauvaise foi, l’on a accepté de subir ne pourra pas être effacé.

Je ne peux pas, à ce point précis, puisque j’ai accusé la responsabilité de chacun de nous, ne pas mentionner les responsabilités encore plus graves de ceux qui auraient eu le devoir de veiller sur la dignité de l’homme. Avant tout l’Église qui, se faisant la servante de la science, devenue désormais la religion de notre temps, a radicalement renié ses principes les plus essentiels. L’Église, sous un pape qui se nomme François, a oublié que François embrassait les lépreux. Elle a oublié que l’une des œuvres de la miséricorde est celle de visiter les malades. Elle a oublié que les martyrs enseignent qu’on doit être disposé à sacrifier la vie plutôt que la foi et que renoncer à son prochain signifie renoncer à la foi. Une autre catégorie qui a manqué à ses devoirs est celle des juristes. Nous sommes habitués depuis longtemps à l’usage inconsidéré des décrets d’urgence par lesquels, de fait, le pouvoir exécutif se substitue au législatif, abolissant le principe de séparation des pouvoirs qui définit la démocratie. Mais dans le cas présent, toute limite a été dépassée, et l’on a l’impression que les mots du premier ministre et du chef de la protection civile ont, comme on disait pour ceux du Führer, immédiatement valeur de loi. Et l’on ne voit pas comment, une fois épuisée la limite de validité temporelle des décrets d’urgence, les limitations de la liberté pourront être, comme on l’annonce, maintenues. Avec quels dispositifs juridiques ? Avec un état d’exception permanent ? Il est du devoir des juristes de vérifier comment sont respectées les règles de la constitution, mais les juristes se taisent. Quare silete iuristae in munere vestro ?

Je sais qu’il y aura immanquablement quelqu’un pour me répondre que, même s’il est lourd, le sacrifice a été fait au nom de principes moraux. À celui-là, je voudrais rappeler qu’Eichmann, apparemment en toute bonne foi, ne se lassait pas de répéter qu’il avait fait ce qu’il avait fait selon sa conscience, pour obéir à ceux qu’il retenait être les préceptes de la morale kantienne. Une loi qui affirme qu’il faut renoncer au bien pour sauver le bien est tout aussi fausse et contradictoire que celle qui, pour protéger la liberté, impose de renoncer à la liberté.»

Giorgio Agamben est un philosophe italien né en 1942 à Rome

Traduction (Florence Balique), à partir du texte italien publié sur le site Quodlibet, le 13 avril 2020 :

https://www.quodlibet.it/giorgio-agamben-una-domanda[1] Voir l’article en ligne :
https://www.quodlibet.it/david-cayley-questions-about-the-current-pandemic-from-the-point

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>