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le blogue-notes de anne-marie dutilh

SILENCE

13 Juin 2015, 14:24pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Le silence est un son, que seul le don de l'harmonie maîtrise.

Mais comment écrire le Silence ?  le Son du Silence, le Don du Silence...

Simon & Garfunkel en ont fait une beauté.  

Je savais le son mais pas les mots ;  je viens de les découvrir en français et souhaite les partager simplement  avec vous... Bonne lecture.

 

Anne-Marie Dutilh Copyright By L'Ecritoire du Reguin

Pour plus d'informations sur l'intégral des textes à la feuille et des recueils  Cliquez ici

 

 

 

Le Son Du Silence

 

Bonsoir ténèbres, mon vieil ami,
Je suis venu discuter encore une fois avec toi
Car une vision s'insinuant doucement en moi,
A semé ses graines durant mon sommeil
Et la vision qui fut plantée dans mon cerveau, demeure encore
A l'intérieur, le son du silence

Dans mes rêves agités j'arpentais seul,
Des rues étroites et pavées
Sous le halo d'un réverbère,
Je tournais mon col à cause du froid et de l'humidité
Lorsque mes yeux furent éblouis par l'éclat de la lumière d'un néon,
Qui déchira la nuit et atteignit le son du silence

Et dans cette lumière pure je vis,
Dix mille personnes, peut être plus
Des personnes qui discutaient sans parler,
Des personnes qui entendaient sans écouter
Des personnes qui écrivaient des chansons qu'aucune voix n'a jamais emprunté,
Et personne n'osa déranger le son du silence

Idiots, dis-je, vous ignorez,
Que le silence, tel un cancer, évolue
Entendez mes paroles que je puisse vous apprendre,
Prenez mes bras que je puisse vous atteindre
Mais mes paroles tombèrent telles des gouttes de pluie silencieuses,
Et résonnèrent dans les puits du silence

Et ces personnes s'inclinaient et priaient
Autour du dieu de néon qu'ils avaient créé
Et le panneau étincela ses avertissements
A travers les mots qu'il avait formés
Et le signe dit : les mots des prophètes
Sont écrits sur les murs des souterrains
Et des halls d'immeubles,
Et murmurés à travers les sons du silence

Paroles et traduction de «The Sound Of Silence» de Simon & Garfunkel

En savoir plus sur http:// http://www.lacoccinelle.net/211259.html

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ELLE, MA MERE

30 Mai 2015, 23:37pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Elle, ma mère, mon âme,

Unique femme,

Précieuse comme l'émeraude,

Aimée jusqu'à la préciosité,

Elle,

Ma mère au regard clair comme l'eau vive des ruisseaux.

 

Au visage doux,

A la peau sucrée,

Au cœur tendre,

C'est l'âme gravée dans ma mémoire,

L'âme à cultiver mon esprit,

Mon incontestable vérité,

Mon authentique,

Mon émeraude,

Ma mère.

 

Texte de Emilie Horillou (14 ans) 

offert à L'Écritoire du Reguin Éditions,  pour la fête de toutes les mamans. 

 

Responsable de publications Anne-Marie Dutilh Copyright L'Ecritoire du Reguin

Pour plus d'informations sur l'intégral des textes à la feuille et des recueils Cliquez ici

 

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A DANER SHUC

15 Mai 2015, 11:29am

Publié par Anne-Marie DUTILH

Vivre c' est difficile

Même si t'es fort

Même si tu te crois invincible

Ta peau souffre la mort

Tu continues d'errer

Bouclé dans ta solitude

Parce que t'as plus la rage

Parce que t'as plus la niaque

Déguise tes phobies

Largue tes dépits

Extermine tes démons

Même si vivre est difficile

Torture plus ta vie

T'as le cœur romantique

T'as la rime et les mots

Entre la laisse et le flot

Arrache la mort à ta peau

 

Anne-Marie Dutilh à Danher Shuc

 

Anne-Marie Dutilh Copyright By  L'Ecritoire du Reguin

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LETTRE A UNE AMIE

27 Avril 2015, 18:29pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Depuis toutes ces années d'intimes confessions

J'ai plié nos lettres secrètes avec application

Je les ai couchées dans l'urne craintive

Des brumes grises de mon exil

J'y ai rangé tes mots courage

Comme autant de discrets messages

Que tu déposes en prose

Sur mon esprit morose

Et que je psalmodie comme litanie

Les jours d'interminable mélancolie

 

Dans ta lettre de ce matin tu m'écris :

"Tes mots sont si bien dit que j'oserai y croire

Mais avec toi j'irai jusqu'au bout de l'espoir

Je désincarcérerai tes tourments ensanglantés

Et déposerai tes aveux sinistres au musée

Pour que la sérénité aïeule guérisse

Ton âme délabrée de supplice"

 

Ce matin simplement je te prie chère Amie

D' absoudre ma camaraderie

Toi qui as guidé tant de mes pas égarés

Je peux t'avouer en toute intimité

Que ma foi est un ardent soleil

Dont la couche est à nulle autre couche pareille

Berceau clément du suaire où gémit mon âme

Couchant éclatant où se consume ma dernière flamme

De semaines en années tu m'as apprivoisée

Écharpe de confiance sur ton divan des confidences

Tes billets de réconfort sont des geysers de sagesse

Que tu fais sourdre de ton regard pour apaiser mes tristesses

 

Depuis toutes ces années de confession

J'y ai rangé tes mots courage

Pour aborder la sérénité au terme de mon voyage.

 

 

Anne-Marie Dutilh Copyright By  L'Ecritoire du Reguin

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EXTRAIT DE PRELUDE

21 Avril 2015, 11:00am

C’est dans le silence profond de nos alcôves, sur les crépis décrépis, que les chuchotis d’autrefois hurlent tout bas les souvenirs déchirants de l’avant.

Et quelle que soit la douleur de notre peau, la pâleur de nos mots, les accoutumances de nos différences, l’avant est toujours le même présent murmuré.

L’avant, c’est ce temps où l'âme du temps éloigné se noue à l’âme du temps à renaître.

L’avant, c’est ce temps où l’âme du temps à répandre la lumière sur les maux et à penser plus haut dans l'éclat des heures que le jour levant ne sera plus l’abîme de douloureuse contemplation.

 

A souffrir sans cesse sa nuit, à se suffire dans son absolu silence, reste-il encore l'espoir des mains offertes au matin renouvelé.

 

Alors cheminer.

Cheminer interminablement dans les dédales d’anciens tourments, prisonnier dans l’armure des maux, entre les morsures de l’existence qui alourdissent les paupières et la folle envie d’effleurer, de caresser, l’espace d’un instant, la douceur du tendre, agrippé au rythme effréné du temps vagabond.

 

Vouloir.

Vouloir avec une infinie obsession déserter.

Déserter le silence et  saisir avec audace l’étoile qui tapisse d’une nouvelle lumière le mur de nos lancinements intangibles et se laisser guider…

  

 

Anne-Marie Dutilh Copyright By  L'Ecritoire du Reguin

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ECHO

18 Avril 2015, 12:27pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Vous qui feuilletez mon blogue-note car vous êtes de fidèles abonnés, ou vous, qui passez par là simplement par hasard, ne soyez par surppris, mon blogue est en cours de modification, je vous prie de bien vouloir m'excuser pour le désagrément que cela peut causer mais de temps en temps il faut actualiser, moderniser, rajeunir...

Aller,  avec simplicité et modestie,c'est aller un peu plus loin.

Merci de votre compréhension.

amd

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PENSEE

29 Mars 2015, 07:18am

Publié par Anne-Marie DUTILH

... un cil de lumière balbutie la naissance d'un nouveau matin 

Le mouvement se joue entre chien et loup

Suffit-il simplement

De regarder le spectacle se consumer

D'entendre la musique s'envoler 

Dans le silence muré du poète...

 

 

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ATLANTIQUE

21 Mars 2015, 19:26pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

La Grande Côte 2015 03 21 Photo AMD

La Grande Côte 2015 03 21 Photo AMD

Il se roule

Il se déroule

Il caresse

Il déchire

En vagues d'écume

En gerbes de brume

Il éclabousse ses colères

Il gronde ses tonnerres

Dans les flots de sa déraison

Il déferle ses perles

En reflets d'or et d'acier

Il enlace et découvre

La pudeur grisée des calcaires.

 

Comment font-ils ces oiseaux blancs

Portés par l'affront

Des marées et des vents

Au flux de l'espoir

A perdre nos regards.

 

Comment font-ils ces goélands

Enivrés aux caresses du large

Pour offrir à contre-vent

Un tire-d'aile

A confusion de voiles

Là où l'Atlantique se dévoile.

 

 

Extrait du recueil : à muse noue

Anne-Marie Dutilh Copyright By  L'Ecritoire du Reguin

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VOYAGE

12 Mars 2015, 17:38pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Elle rêvait de voyages et de liberté

Au rivage boréal de ses yeux migrateurs

Entre embruns de patience et tourbillons lucides

Il y avait des bateaux en partance vers d'autres latitudes 

 

Elle rêvait de lointains soleils aux confins de l'horizon

De lumières diaphanes de levant et d'ombres caressantes d'Orient

 

Certains matins des mirages volcaniques éblouissaient son coeur solitaire

Inondée de perles de lune voyageaient ses chimères d'âmes immortelles 

Et embaumée des odeurs abyssales des océans

Enveloppée dans son écrin d'authenticité

Dans le tumulte d'une fraîche aventure

Elle rêvait encore de liberté...

 

 

Anne-Marie Dutilh Copyright By  L'Ecritoire du Reguin

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PENSEE

5 Mars 2015, 11:03am

Publié par Anne-Marie DUTILH

Les musées où ranger les souliers ensanglantés n'existent pas et l'enfant décimé n' est plus qu' un  soldat déclinant qui attend avec une impatience pertinente que s'ouvrent les portes de l'éternité pour y déposer son âme abîmée.  Et enfin la paix entamera le long chemin de naissance. 

 

Anne-Marie Dutilh Copyright By  L'Ecritoire du Reguin

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