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le blogue-notes d'anne-marie dutilh

à fil d'elle

24 Mai 2010, 18:40pm

Préface

 

Qui sont-Elles ? Qui est-Elle ? Cette question court au fil des pages du nouveau recueil d'Anne-Marie Dutilh. Une question lancinante, troublante, exaltante... Que recouvre donc ce "féminin pluriel sur les sanguines d'un été extasié" ?

 

            Dès les premières lignes de ce récit quelque peu déroutant, le lecteur pressent le poids d'une histoire singulière, la plaie toujours à vif d'une douleur originaire. Il veut savoir ce qui fut là au commencement des mots, démêler l'écheveau d'un vécu souterrain, trouver la clef qui ouvre la porte du sens.

 

            Faut-il pourtant, par d'indiscrètes recherches biographiques, donner raison au texte et dévoiler le mystère qui l'enveloppe ? L'ignorance n'est-elle pas ici la condition du charme qui opère ? Trop de savoir tue le sens et la raison est un piège pour qui chemine en poésie. Il convient au contraire d'aborder la lecture avec une âme nue et ingénue, sans repère et libre de tout a priori car..."c'est alors que commence l'errance, l'éblouissante traversée à travers les souvenirs de larmes brûlantes et de sourires brûlés"...

 

            Souvenirs d'une enfance lointaine, perdue, "presque inexistée"..., exaltée dans "un jardin sacré, né au plus profond du coeur, un jardin pour une petie fille, pour une petite soeur"...

 

            Souvenirs d'horizons flamboyants, de crépuscules tamisés, de silences désespérés, de chemins tracés à deux, des "mêmes pas à sonner ensembles"...

 

            Souvenir sublime de l'Autre qu' Elle incarne : personnage mythique, déesse auréolée de ses désirs, posée là, "telle une enfant enroulée dans son péplum de lumière, telle une enfant en prière"...

 

Elle au fil de la plume. Elle au fil des mots... Elle... toujours en filigrane de cet hymne à l'amour que nous offre l'auteur, avec un authentique don de soi dans l'écriture, une sensibilité exacerbée, un imaginaire débordant.

 

            "La jeunesse passe, le crépuscule épars sur son sourire. La vie exilée de son rêve, n'est qu'un morne voyage." (Mo Yun-Suk)

 

            Ce recueil d'Anne-Marie Dutilh est une invitation au voyage. Entrez dans cette histoire et donnez vous, comme moi, le plaisir trouble de vous y perdre...

 

Jean-Pierre GATÉ

Pensionnaire de La Taverne Aux Poètes

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affinité

24 Mai 2010, 18:39pm

Petite anthologie poétique née à l'occasion du premier Printemps des Poètes au mois de mars 1999.

 

Les prénomns de liberté

 (extrait)

 

Ce sont des prénoms de peine

A peine murmurés sur des lèvres desséchées.

Des prénoms martyrs

Soupirés jusqu'au coeur des églises

Par des coeurs déchirrés.

Des prénoms

Que l'oubli n'attend pas

Dans les abysses des âmes.

 

Un vent d'orage souffle dans les étoiles de Corfou à Manille, de Bangkok à Paris...

  

Ce sont des prénoms soufflés

Au rythme des vies inachevées.

Des prénoms enlevés au gré des vents...

Des prénomns élevés vers des presqu'iles de liberté...

 

Copyright Anne-Marie Dutilh 

(Recueil : à fil d'elle)

 

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DU RÊVE A L'EPREUVE

9 Mai 2010, 13:56pm

Publié par anne-marie-dutilh.over-blog.com

La peinture ce fut un rêve. Un rêve d’enfant . Un rêve d'adulte. Un rêve qui ne vit que par le rêve. Le rêve perpétuel d’une éternité...

Comme la poésie, comme la musique, il fallait que je le mette à l’épreuve. Il fallait que je le réalise.

 

Du rêve à la réalité il a fallut du temps. Beaucoup de temps. Bien des jours d’incertitude. Bien des jours d’hésitation insensée. Bien des jours de désir à méditer le semblant  inaccessible.

 

Et puis au hasard d’un matin... Une rencontre... Un artiste... Et l’apostrophe fatale : pourquoi tu n’essaies pas ?

 

Alors lentement l’esprit dessine le chemin… Lentement la pensée assume le long  travail de séduction… Lentement le désir devient pressant… oppressant...

 

La main tremblante, le cœur affolé, l’esprit tourmenté et voilà ; une utopie,  une esquisse, des couleurs… puis modestement une première toile… pas vraiment élégante, un peu  embryonnaire… pas vraiment satisfaisante… mais toujours l’envie folle d’aller plus loin… bien au-delà du rêve…

 

Et puis le temps passe, les cours défilent. Derrière mon épaule le regard du maître toujours en éveil.  Et en final le fabuleux « tu peux signer »... Le bonheur se propage tout autour, envahit l’âme. Et cette folle envie de partager la première signature…

 

Je vous présente : l’arbre rouge. Regardez dans la rubrique MA TOILE…

 

Dans quelques jours il y en aura de nouvelles d’affichées.

 

Anne-Marie Dutilh

l’écritoire du  reguin

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BIENVENUE SUR MON BLOG-NOTES

27 Avril 2010, 18:31pm

Publié par anne-marie-dutilh.over-blog.com

Sagittaire, née en 1955, en Saintonge, sur cette terre enchantée à la lumière éclatante des calcaires, où je vis toujours.

 

En 1992 j’ose extirper de mes tiroirs une plume trempée dans l’encrier des regrets de l’école pour esquisser secrètement mes rêves poétiques …

 

Puis les hasards de la vie me font rencontrer un homme simple, attachant, poète.

Cet homme, ce poète, c'est Jacques Pierre et il m’a ouvert la porte des pensionnaires de La Taverne aux Poètes à Angers.

Quelle aventure ! C’était en 1994 et je n’ai pas oublié, cette première où je présentais mon premier recueil de poésie, Mots à maux , et que je devais lire mes poèmes à un public érudit alors que suis autodidacte…

 

Puis la vie nous fait poursuivre le chemin… La poésie est toujours une passion ardente, la peinture n’est plus un rêve, la musique rythme mes vers.

 

Mais vit  dans les abysses de mon âme cette exigence impérissable :  PARTAGER. 

Alors depuis 2008,  j’entraîne dans mon sillage l'association culturelle "carphil".

 

Le bonheur se repose enfin simplement aux franges bleues de l'espérance.

 

Anne-Marie Dutilh

l'écritoire du reguin

 

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FLAUBERT

26 Avril 2010, 09:42am

Publié par Anne-Marie DUTILH

 

Quelques effluves destotems de paille d'été s'élèvent encore sur les mosaïques des terres désoeuvrées et les parfums nomades de vendanges ordinaires traînent sur les chemins de pierre.

 

L'équinoxe d'automne habille majestueusement dans sa cape d'or et de rubis la campagne environnante. Lentement les feuilles s'égarent sur les prairies désertées. les ceps noueux offrent aux lèvres friandes leurs grappes gorgées des fièvres des derniers soleils attardés sur un été déjà exilé.

  ...

  La lumière s'allanguit. Les vents appent aux persiennes. dans les plaines de ciel, les lourds nuages venus de l'ouest annoncent la saison des premières pluies.

  ...

  Les brumes, un peu comme des elfes distingués, abritent les mystères de cette lande où les pluies viennent souvent à la rencontre du passant. Et cahin-caha, chacun vaque à ses occupations favorites, ou non, l'important étant de ne pas rester béat. Et chacun sait occuper tout son temps libre. Et ici sur ce fief humide et mystérieux, chacun, sont deux : Léa et flaubert.

 

Flaubert aime flâner sous  les derniers rayons qui réchaufent encore ses vieux os. Au grè du vent il part à l'aventure, l'oeil rieur... por s'approprier quelques racontars, qui, un peu comme des adresses magiques, pourraient lui être utiles dans ses futures escapades.

 

Léa, passe le plus clair de son temps devant la télévision. Elle s'y endort allègrement lovée sur son divan... Mais jamais elle n'oublie Flaubert. Ils partagent depuis si longtemps la même vie tranquille. Une vie simple..

 

copyright by Anne-Marie Dutilh l'écritoire du reguin

Nouvelle extraite de petites élégies profanes-Hiver 2002

 

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SAINTONGE

26 Avril 2010, 09:38am

Publié par Anne-Marie DUTILH

SAINTONGE

extrait

 

    

Terre enchantée

Aux chorales des marécages

Où les bâtisseurs de rêves

S'alanguissent

Au silence empesé des calcaires.

 

Berceau de lumière

A la courbe des nuages

Que fredonnent

Les cantiques fugitifs des églises.

  

Au miroir de l'eau

Le temps file

...

Et lentement

S'écoule

...

Ce fleuve

Que taisent les gabariers.

 ...

Au repos des roses trémières

C'est ma Saintonge

C'est mon berceau.

 

Anne-Marie Dutilh 

Recueil à muse noue - Automne 1995 

Copyright by : L'écritoire du reguin

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DE TOI

18 Avril 2010, 16:02pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

DE TOI

extrait 

 

 

Il me reste de toi

Le parfum aguichant des "gauloises"

Partagées

Dans l'enclos précieux du secret des petits matins

et cet ultime nuage

A enivrer notre esprit

A asphyxier nos poitrinesA captiver sans cesse nos doigts jaunis à force d'excès

 

Il me reste de toi

L'urne précieuse

...

A récolter les poussières d'un plaisir futile

...

 

 

 

Anne-Marie Dutilh

Recueil L'armure des maux

Copyright by : l'écritoire du reguin

 

 

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MEGALOPOLIS

18 Avril 2010, 15:55pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Mégalopolis

extrait

 

Au choeur de la grande ville

Gigantesque mâchoire

Happant

L'incertitude

La déraison

Qui es-tu ?

Rien qu'un passant inconnu !

Un noyé

Dans le flot ambitieux

De la diabolique cohue !

Conscience à peine mesurée de vie !

...

Mégalopolis

espoir

Désespérant...

 

Anne-Marie Dutilh  

Copyright by : l'écritoire du reguin

 

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GOUTTE A GOUTTE

15 Avril 2010, 16:22pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

 

Goutte à goutte

extrait

  

 

A goutter

Goutte à goutte

L’amer et le doux

Le clair et l’obscur

L’existence s’effiloche inexorablement

 

Avant

Semelle

De passade en passade

Son déjà...

  

Et bientôt

Suivant

Ponctuel

Virgule sa prudence

Que...

 Goutte à goutte

Mes pensées subjectives

 

Et

...

Vous offrez à mon au-delà

La lumière d’espoir immaculé

De vos regards imprégnés.

 

 

Anne-Marie Dutilh

Extrait de L'armure des maux

Copyright by : L'écritoire du reguin

 

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