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le blogue-notes de anne-marie dutilh

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IL Y A TANT A REVER

8 Février 2020, 18:26pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

AUX JARDINS "Trente poèmes et davantage" JEAN-PAUL BOUDAUD

AUX JARDINS "Trente poèmes et davantage" JEAN-PAUL BOUDAUD

Prenez le temps de tourner les pages

Comme le vent détourne les nuages

Il y a tant à rêver... amd
 

...

Nous qui chevauchons tant d'espaces,

courons chemins,

jetons sur la nuit nos lumières,

voilà que nous arrêtent

un croisillon de rouille,

les mailles d'un filet rempli d'ombre,

un dieu peut-être

assis réfugié sous le lierre,

une broussaille de nuit aveugle

d'où montent des feuillages.

Poème de Jean-Paul Boudaud 

Editions Léon art & stories

 

 

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POÈME DE JACQUES TERRIEN : LE GRAND PAYS

1 Novembre 2019, 19:51pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

POÈME DE JACQUES TERRIEN : LE GRAND PAYS

LE GRAND PAYS


Voici le temps des chemins oubliés,
Voici le temps des barques sans rivages.
L’heure se fige aux cadrans délaissés,
Chaque désir passe comme un mirage.

Voici le temps des Novembres profonds,
Voici le temps des navires sans voiles
Et du silence où dorment les saisons.

 

Je me souviens des musiques d’étoiles
Qui descendaient sur les jardins heureux,
Je me souviens des âmes en allées
Et des printemps aux murmures brumeux.

 

L’herbe se fige au sommeil des allées.

Reverrons-nous ces mains qui nous guidaient
Sur les chemins des lointaines enfances ?
Verrons-nous les ciels qui nous attendaient
Et le grand pays sur les mers immenses ?

Jacques TERRIEN

Jacques TERRIEN est né à Cholet en 1956. Adolescent il écrit ses premiers poèmes. Il est membre de La Plume Angevine et de La Taverne aux Poètes à Angers. Il est l'auteur de plusieurs livres de poésie.

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OPUSCULE

30 Septembre 2019, 13:34pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

OPUSCULE

Cet opuscule s'est endormi tellement d'années dans une cachette du grenier. Il fallut si peu de temps pour l'éveiller. Un œil un peu curieux, quelques caresses du bout des doigts, et  lentement avec une infinie délicatesse ouvrir son cœur et pirouetter ses pages pour en humer le parfum des mots. Puis prendre une pincée de temps et  partager avec tendresse cette poésie qui a traversé nos années en secret et choisir un poème à partager.

 

Anne-Marie Dutilh

 

Selon le code de la propriété intellectuelle, tous droits réservés Anne-Marie Dutilh © Editions L'Écritoire du Reguin

Pour toutes informations sur les textes à la feuille et les recueils publiés Cliquez ici

 

Poème à Partager : La fleur et le papillon

 

La fleur disait au papillon céleste :

            Ne fuis pas !:

Vois comme nos destins sont différents : Je reste

            Tu t'en vas !

Mais hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne,

            Sort cruel !

Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine

            Dans le ciel !

 

Victor Hugo

La fleur et le Papillon extrait de l'opuscule "Langage des Fleurs"

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PENSÉE EMPRUNTÉE

11 Mai 2019, 08:53am

Publié par Anne-Marie DUTILH

PENSÉE EMPRUNTÉE

Une fleur tombe même si nous l’aimons ; une mauvaise herbe pousse même si nous ne l’aimons pas.

Permettre aux choses et aux événements d’être tout simplement.

 

Maître Dōgen, moine bouddhiste japonais (1200-1253)

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LE MUGUET DE MAI

30 Avril 2018, 23:05pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Photo AMD

Photo AMD

De mon frère le lys des bois 
Je n'ai pas le touchant emblème ; 
Mais le gazon connaît ma voix 
Et la brise me dit : « Je t'aime ! »

J'embaume les lieux où je croîs, 
Et la rosée à mon front blême 
Met des perles, — comme les rois 
N'en ont jamais à leur diadème.

Aux premiers chants du rossignol, 
Je laisse pour vous courir sur le sol 
Mes petites clochettes blanches,

Qui disent à l'enfant rêveur : 
« Les bourgeons étoilent les branches, 
Voici le retour du bonheur. »

De moi à toi, qui suis-je ? 
Le joli muguet du premier mai !


Antoine Spinelli

Recueil : Les poésies et chansons (1802)
Né à Nice en 1726 - Mort à Nice en 1819

Architecte religieux et militaire

Fils de Anselme Spinelli et de Anna Maria Bossa

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SHETLAND de GEORGES DIF

4 Janvier 2018, 17:46pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Photo Georges Dif

Photo Georges Dif

S'arrêter.

Voir. L'aube marine. Loin des campagnes domestiquées, des villes sans révolte.

Entendre le murmure du large.

Sentir. La brise sur la peau.

Goûter. La pluie sur la bouche.

Etre. Avec les moutons sans prénom, les nuages sans patrie, le silence sans partage.

Ecouter. Le fleuve printemps déferler, charriant une sève féconde que chacun boit.

Rester. Pour retrouver les dimensions du monde et ces forces invisibles qui, les soirs d'absolu, sourdent encore en nous.

Ici s'étendre des musiques couleur de vent.

Là, c'est un ciel d'enfance, une heure de brume, l'autre bleue.

Une source de brise, un parfum de dérive.

 

Georges DIF

Extrait du livre, Shetland terre de vent, édition Milan 1989

Pour plus de renseignements : https://fr.ulule.com/shetland-livre/

 

Georges DIF a découvert les Îles Shetland en 1969. Sa passion pour ces terres lointaines se révéla immédiatement : les milliers d'oiseaux se balançant entre terre et mer, le vent infatigable, colportant pluie ou grêle parfois dans la même journée ; les mers tumultueuses, bordant les côtes déchiquetées et blanchies d'écume ; les moutons épars dans la landes ondulante côtoyant les courlis et les corneilles mantelées; les lumières aussi persistantes que les puissantes odeurs des colonies d'oiseaux de mer...

Il retourna plus de 30 fois dans ces lieux violents et instables qui lui apportaient à chaque séjour tant de plaisir et de sérénité.

L'idée d'un livre l'a immédiatement accompagné dans ses découvertes. C'est en 1989 qu'il le publia aux Editions Milan. Le dépôt de l'éditeur a été détruit dans un incendie et hélas peu d'exemplaires ont pu être vendus. Juste le temps cependant de recevoir le 19 juin 1990 le "Grand Prix Littéraire du Tourisme" de l'A.F.J.E.T (Association Française des Journalistes et Ecrivains du Tourisme) pour la qualité de son écriture...

Au terme de plusieurs années, après avoir pu récupérer ses droits d'auteurs et sa liberté d'en disposer, le projet repris forme. Toujours motivé par sa passion, riche de belles découvertes, Georges en reprend l'écriture, avec de nouvelles images.

A son décès en 2015, sa famille a décidé de poursuivre sa démarche pour concrétiser ce travail de tant d'années.

Editer un livre à compte d'auteur demande un investissement important. C'est pourquoi aujourd'hui, nous lançons cette souscription. En vous remerciant par avance de votre confiance.

Format fini : 30x24 cm à l'italienne

Nombre de pages : 240 pages

Impression en quadrichromie

Façonnage : couture, reliure carton 24/10

Prix de vente : 40€ (+ frais de port 8,50€)

Contact mail : dif.nelly@orange.fr

Chèque à l'ordre de Nelly DIF 20 rue de l'Aubépine 77340 CESSON.

(Les sommes seront remboursées en cas de non impression)

 

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Bulletin de souscription pour le livre "Shetland" de Georges DIF.

 

Nom, prénom.....................................................

Adresse..............................................................

Mail....................................................................

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Un bruit de balançoire

13 Novembre 2017, 12:43pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

... le poème est d'autant plus présent que le poète est absent. Aucune trace là-dedans de catéchisme. Juste la baguette de noisetier de la vie, souple et nerveuse, cinglant le vide. Ce n'est rien ce souffle, oui, mais ce rien est l'apothéose de la poésie, sa vrai gloire qui n'est aucune église. J'ai eu un soir la gorge serrée par l'intervalle entre deux notes de l'Art de la fugue de Bach. j' ai la même angoisse-délivrance (la délivrance commence toujours par une agonie) en lisant ces poèmes. Il me semble qu'un brin d'herbe me convoque au tribunal de Dieu - même si je ne sais définitivement pas ce qu'est Dieu. D'ailleurs je m'en moque. La poésie, cher penseur, est un instrument d'optique autrement plus fin que les télescopes qui grattent le nombril du ciel. Elle est cet amour qui se meurt de se dire. Elle est ce souffle qui explose après notre dernier souffle...

La poésie nous donne du pain. Sans elle nous mourrions de faim. Ce pain, émiettons-le, lançons-le aux moineaux. C'est leur bec qui dactylographiera le plus sûr des poèmes sur la terrasse : tac tac tac ! Le poème s'écrit avec rien... 

 

Christian Bobin

Un bruit de balançoire - Edition l'Iconoclaste - Septembre 2017

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LES YEUX

3 Octobre 2017, 07:35am

Publié par Anne-Marie DUTILH

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore.
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lève encore...

Les nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre.
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! Qu'ils aient perdu le regard
Non, non, cela n'est pas possible,
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible.

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent
Les prunelles ont leur couchant
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelqu'immense aurore
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.



Sully Prudhomme (1839-1907) est un poète français qui fut le premier lauréat du Prix Nobel de littérature en 1901. Elu membre de l'Académie française en 1881.

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LOINTAIN

15 Janvier 2017, 18:16pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Mortefoin Photo AMD

Mortefoin Photo AMD

Lointain

Philippe Delerm

Les mots que j'aime, éditions Points

 

C'est beau, cette absence. Un regard lointain. Quelqu'un qui nous échappe, va chercher quelque chose au-delà de son horizon, ou bien du nôtre, nous ne le savons pas. Il y a là une lenteur dont nous sommes exilés, mais que nous inventons peut-être. Une profondeur. La vie nous plaît en devenant un cabinet à éclipses. C'est davantage qu'une rêverie, c'est la révélation de contrées mentales qui donnent à l'ici sa raison d'être : l'envie d'un ailleurs.

Ailleurs est un pays d'ici. C'est ce que nous impose le regard lointain. Mais le mot est plus beau encore quand il devient un nom. Le lointain. Là, on entend se prolonger la sonorité d'un infini qui serre le cœur. C'est un pays douloureux, celui de toutes les fuites, de tous les départs qui nous font mal. Et c'est pourtant la vie encore. Peut-on dire le lointain pour évoquer le pays de la mort ? Non, c'est pour souffrit émerveillé, quand l'imagination et l'espérance habillent d'une brume trop accessible l'amour inconsolé.

 

Philippe Delerm, j'ai lu presque tous ses ouvrages. Chaque livre  est un nouveau bonheur qui ouvre sa porte. AMD

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UNE MINUTE DE SILENCE

11 Novembre 2016, 09:10am

Publié par Anne-Marie DUTILH

UNE MINUTE DE SILENCE
UNE MINUTE DE SILENCE

Taisez-vous
montagnes
vallées et sources
rivières et fleuves
chemins pierreux...

Taisez-vous
oiseaux de l'air
et vagues de la mer
vents qui soufflent...

Taisez-vous
cannes et bambou
buissons et eucalyptus
palmes et herbes...

Taisez-vous
votre silence, notre silence
POUR UNE MINUTE
C'est un temps pour le silence
pour le temps qu'on a fait taire
pour les temps de vie perdus
pour les vies perdues...

Francisco Borja da Costa assassiné par les troupes indonésiennes le 7 décembre 1975 à l'âge de 29 ans

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