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le blogue-notes d'anne-marie dutilh

Articles avec #lire avec vous

ADIEU JULIETTE GRECO

5 Octobre 2020, 13:30pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

ADIEU JULIETTE GRECO

Elle s'en va la grande dame. La Muse de Saint Germain des Prés quitte la scène. Mais ses mots sont installés dans nos mémoires,  précieuses rengaines. 

 

'' Je me sers de ce que je suis. J'ai un instrument, il s'appelle Gréco...J'offre ce que je peux... Le temps qui passe ? Je m'en fous... Je sais seulement que j'ai un curieux pouvoir: celui de ne pas être devenue adulte.  Dans la vie, il faut être grave. Désespéré. Heureux. Passionné. Émerveillé. Mais pas sérieux. Le jour où on se prend au sérieux, on meurt un peu. Je suis vieille, mais je ne suis pas adulte. On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un œil attristé, je préfère m'en aller... C'est une question de dignité, de courtoisie et d'amour. S'accrocher, ce n'est pas bien.'' (extraits d'entretiens) 

 

Je suis comme je suis

Juliette Gréco

 

Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes lèvres sont trop rouges
Mes dents trop bien rangées
Mon teint beaucoup trop clair
Mes cheveux trop foncés
Et puis après?
Qu'est-ce que ça peut vous faire?
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Quand j'ai envie de rire
Oui, je ris aux éclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime chaque fois?
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus?
Que voulez-vous de moi?
Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après?
Qu'est-ce que ça peut vous faire?
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé?
Oui, j'ai aimé quelqu'un
Et quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer, aimer
Pourquoi me questionner?
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça

Source : Musixmatch

Paroliers : Jacques Prevert / Joseph Kosma

Paroles de Je suis comme je suis © Embassy Music Corporation

 

Adieu et Merci Madame Gréco

 

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POESIES CHOISIES

12 Septembre 2020, 17:24pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

L'OISEAU EN PRIERE Huile sur Toile B.BARTHELEMY collection privée

L'OISEAU EN PRIERE Huile sur Toile B.BARTHELEMY collection privée

VOYAGEUR DE LA NUIT

 

 

Je marche sur des chemins bleus

Que l'on ouvre le soir.

 

Les pluies de l'hiver

Ont déjà clos mes yeux

Mais je viens te revoir.

 

J'ai vu ces cavaliers le long du fleuve glauque

Lointains s'en sont allés

Armes aux poings

Colère

Poussière d'hommes sans retour.

 

Je marche sur des chemins bleus

Que l'on ouvre le soir.

 

Bateliers, arrêtez !

Les pêcheurs ont tendus des filets.

Amasseurs d’espérance,

Le vent sème d'autres trésors :

Tendez vos mains pour l'unité.

 

J'ai souvenir des brumes épaisses

Retombées lourdement aux nuits sombres.

Voyageurs de froidure,

Toi qui vient des ténèbres,

Accepte mon sourire,

Prends l'écuelle et partage.

 

Je marche sur des chemins bleus

Que l'on ouvre le soir.

 

J'ai vu tes vieilles mains caleuses

Épuisées par la terre

J'ai vu ton vieux visage

Buriné par la houle et la tempête,

Je vous sais bâtisseurs d'espérance

Et par tout l'univers,

 

Je marche sur des chemins bleus

Que l'on ouvre le soir.

 

Poème de JEAN-FRANCOIS CORNU

Extrait du recueil : ET MA CROIX S'EST ENDORMIE

Éditions la Taverne aux Poêtes- Angers- 1971

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UNE QUESTION de GIORGIO AGAMBEN

16 Mai 2020, 16:43pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

UNE QUESTION de Giorgio Agamben paru dans lundimatin#239, le 20 avril 2020

 

« Après la déclaration de l’état d’urgence pour risque sanitaire le 31 janvier, les décrets-lois des 8 et 9 mars 2020 ont institué en Italie un régime d’exception justifié par le Covid-19 qui restreint drastiquement les libertés individuelles. Considérant le désastre qui frappe son pays, Giorgio Agamben énonce les effets terribles de mesures politiques sans précédent, amenant un basculement historique que la peur de la mort semble occulter. Le réquisitoire invoque une responsabilité collective et une démission de l’autorité morale laissant saper les fondements d’une culture et ruiner le socle démocratique. Si le cauchemar politique risque de durer, comment ne pas voir ce que l’on voit ?

La peste marqua, pour la ville, le début de la corruption… Personne n’était plus disposé à persévérer dans la voie de ce qu’il jugeait auparavant être le bien, parce qu’il croyait qu’il pouvait peut-être mourir avant de l’atteindre.
Thucydide, La Guerre du Péloponnèse, II, 53

Je voudrais partager avec qui en a envie une question à laquelle, depuis maintenant plus d’un mois, je ne cesse de réfléchir. Comment a-t-il pu advenir qu’un pays tout entier, sans s’en rendre compte, se soit écroulé éthiquement et politiquement, confronté à une maladie ? Les mots que j’ai employés pour formuler cette question ont été, un à un, attentivement pesés. La mesure de l’abdication des principes éthiques et politiques qui nous sont propres est, en effet, très simple : il s’agit de se demander quelle est la limite au-delà de laquelle on n’est pas disposé à y renoncer. Je crois que le lecteur qui se donnera la peine de considérer les points qui suivent ne pourra pas ne pas convenir – sans s’en rendre compte ou en feignant de ne pas s’en rendre compte – que le seuil qui sépare l’humanité de la barbarie a été franchi.

I) Le premier point, peut-être le plus grave, concerne les corps des personnes mortes. Comment avons-nous pu accepter, seulement au nom d’un risque qu’il n’était pas possible de préciser, que les personnes qui nous sont chères et les êtres humains en général non seulement mourussent seuls – chose qui n’était jamais arrivée auparavant dans l’histoire, d’Antigone à aujourd’hui – mais que leurs cadavres fussent brûlés sans funérailles ?

2) Nous avons ensuite accepté sans que cela nous pose trop de problèmes, seulement au nom d’un risque qu’il n’était pas possible de préciser, de limiter dans une mesure qui n’était jamais advenue auparavant dans l’histoire du pays, ni même durant les deux guerres mondiales (le couvre-feu durant la guerre était limité à certaines heures), notre liberté de mouvement. Nous avons en conséquence accepté, seulement au nom d’un risque qu’il n’était pas possible de préciser, de suspendre de fait nos liens d’amitié et d’amour parce que notre prochain était devenu une possible source de contagion.

3) Cela a pu advenir – et l’on touche ici la racine du phénomène – parce que nous avons scindé l’unité de notre expérience vitale, qui est toujours inséparablement corporelle et spirituelle, en une entité purement biologique d’une part et une vie affective et culturelle d’autre part. Ivan Illitch a montré, et David Cayley l’a ici [1] rappelé récemment, les responsabilités de la médecine moderne dans cette scission, qui est donnée pour acquise et qui, pourtant, est la plus grande des abstractions. Je sais bien que cette abstraction a été réalisée par la science moderne avec les dispositifs de réanimation, qui peuvent maintenir un corps dans un état de pure vie végétative.

Mais si cette condition s’étend au-delà des frontières spatiales et temporelles qui lui sont propres, comme on cherche aujourd’hui à le faire, et devient une sorte de principe de comportement social, on tombe dans des contradictions sans issue.

Je sais que quelqu’un s’empressera de répondre qu’il s’agit d’une condition limitée dans le temps, que celle-ci une fois passée, tout redeviendra comme avant. Il est vraiment singulier que l’on puisse le répéter si ce n’est de mauvaise foi, du moment que les mêmes autorités qui ont proclamé l’urgence ne cessent de nous rappeler que, quand l’urgence sera surmontée, il faudra continuer à observer les mêmes directives et que, la « distanciation sociale », comme on l’a appelée suivant un euphémisme significatif, sera le nouveau principe d’organisation de la société. Et en tout cas, ce que, de bonne ou de mauvaise foi, l’on a accepté de subir ne pourra pas être effacé.

Je ne peux pas, à ce point précis, puisque j’ai accusé la responsabilité de chacun de nous, ne pas mentionner les responsabilités encore plus graves de ceux qui auraient eu le devoir de veiller sur la dignité de l’homme. Avant tout l’Église qui, se faisant la servante de la science, devenue désormais la religion de notre temps, a radicalement renié ses principes les plus essentiels. L’Église, sous un pape qui se nomme François, a oublié que François embrassait les lépreux. Elle a oublié que l’une des œuvres de la miséricorde est celle de visiter les malades. Elle a oublié que les martyrs enseignent qu’on doit être disposé à sacrifier la vie plutôt que la foi et que renoncer à son prochain signifie renoncer à la foi. Une autre catégorie qui a manqué à ses devoirs est celle des juristes. Nous sommes habitués depuis longtemps à l’usage inconsidéré des décrets d’urgence par lesquels, de fait, le pouvoir exécutif se substitue au législatif, abolissant le principe de séparation des pouvoirs qui définit la démocratie. Mais dans le cas présent, toute limite a été dépassée, et l’on a l’impression que les mots du premier ministre et du chef de la protection civile ont, comme on disait pour ceux du Führer, immédiatement valeur de loi. Et l’on ne voit pas comment, une fois épuisée la limite de validité temporelle des décrets d’urgence, les limitations de la liberté pourront être, comme on l’annonce, maintenues. Avec quels dispositifs juridiques ? Avec un état d’exception permanent ? Il est du devoir des juristes de vérifier comment sont respectées les règles de la constitution, mais les juristes se taisent. Quare silete iuristae in munere vestro ?

Je sais qu’il y aura immanquablement quelqu’un pour me répondre que, même s’il est lourd, le sacrifice a été fait au nom de principes moraux. À celui-là, je voudrais rappeler qu’Eichmann, apparemment en toute bonne foi, ne se lassait pas de répéter qu’il avait fait ce qu’il avait fait selon sa conscience, pour obéir à ceux qu’il retenait être les préceptes de la morale kantienne. Une loi qui affirme qu’il faut renoncer au bien pour sauver le bien est tout aussi fausse et contradictoire que celle qui, pour protéger la liberté, impose de renoncer à la liberté.»

Giorgio Agamben est un philosophe italien né en 1942 à Rome

Traduction (Florence Balique), à partir du texte italien publié sur le site Quodlibet, le 13 avril 2020 :

https://www.quodlibet.it/giorgio-agamben-una-domanda[1] Voir l’article en ligne :
https://www.quodlibet.it/david-cayley-questions-about-the-current-pandemic-from-the-point

 

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CONFINEMENT...

24 Avril 2020, 11:23am

Publié par Anne-Marie DUTILH

CONFINEMENT...

INVICTUS

 

Dans les ténèbres qui m'enserrent

Noires comme un puits où l'on se noie

Je rends grâce aux dieux, quels qu'ils soient

Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances

Je n'ai ni gémi ni pleuré

Meurtri par cette existence

Je suis debout, bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs

Se profile l'ombre de la Mort

Je ne sais ce que me réserve le sort

Mais je suis, et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin

Nombreux, les châtiments infâmes

Je suis le maître de mon destin

Je suis le capitaine de mon âme.

 

William Ernest Henley 1843-1903

 

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AU PRINTEMPS !

20 Mars 2020, 11:03am

Publié par Anne-Marie DUTILH

AU PRINTEMPS !

En ces jours difficiles qui perturbent nos habitudes je partage avec vous ces quelques pensées printanières issues des ouvrages de Kalill Gibran poète et artiste peintre libanais. Bonne lecture prenez soin de vous et de vos proches.

En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.

Si l'hiver disait, le printemps est dans mon cœur, qui croirait l’hiver !

Les fleurs du printemps sont les rêves de l'hiver racontés, le matin, à la table des anges.

 

Citations de Khalil Gibran. 1883-1931

 

Anne-Marie Dutilh

Selon le code de la propriété intellectuelle, tous droits réservés Anne-Marie Dutilh © Ecritoire du Reguin. 

Pour toutes informations sur les textes à la feuille et les recueils publiés Cliquez ici

 

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IL Y A TANT A REVER

8 Février 2020, 18:26pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

AUX JARDINS "Trente poèmes et davantage" JEAN-PAUL BOUDAUD

AUX JARDINS "Trente poèmes et davantage" JEAN-PAUL BOUDAUD

Prenez le temps de tourner les pages

Comme le vent détourne les nuages

Il y a tant à rêver... amd
 

...

Nous qui chevauchons tant d'espaces,

courons chemins,

jetons sur la nuit nos lumières,

voilà que nous arrêtent

un croisillon de rouille,

les mailles d'un filet rempli d'ombre,

un dieu peut-être

assis réfugié sous le lierre,

une broussaille de nuit aveugle

d'où montent des feuillages.

Poème de Jean-Paul Boudaud 

Editions Léon art & stories

 

 

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POÈME DE JACQUES TERRIEN : LE GRAND PAYS

1 Novembre 2019, 19:51pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

POÈME DE JACQUES TERRIEN : LE GRAND PAYS

LE GRAND PAYS


Voici le temps des chemins oubliés,
Voici le temps des barques sans rivages.
L’heure se fige aux cadrans délaissés,
Chaque désir passe comme un mirage.

Voici le temps des Novembres profonds,
Voici le temps des navires sans voiles
Et du silence où dorment les saisons.

 

Je me souviens des musiques d’étoiles
Qui descendaient sur les jardins heureux,
Je me souviens des âmes en allées
Et des printemps aux murmures brumeux.

 

L’herbe se fige au sommeil des allées.

Reverrons-nous ces mains qui nous guidaient
Sur les chemins des lointaines enfances ?
Verrons-nous les ciels qui nous attendaient
Et le grand pays sur les mers immenses ?

Jacques TERRIEN

Jacques TERRIEN est né à Cholet en 1956. Adolescent il écrit ses premiers poèmes. Il est membre de La Plume Angevine et de La Taverne aux Poètes à Angers. Il est l'auteur de plusieurs livres de poésie.

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OPUSCULE

30 Septembre 2019, 13:34pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

OPUSCULE

Cet opuscule s'est endormi tellement d'années dans une cachette du grenier. Il fallut si peu de temps pour l'éveiller. Un œil un peu curieux, quelques caresses du bout des doigts, et  lentement avec une infinie délicatesse ouvrir son cœur et pirouetter ses pages pour en humer le parfum des mots. Puis prendre une pincée de temps et  partager avec tendresse cette poésie qui a traversé nos années en secret et choisir un poème à partager.

 

Anne-Marie Dutilh

 

Selon le code de la propriété intellectuelle, tous droits réservés Anne-Marie Dutilh © Editions L'Écritoire du Reguin

Pour toutes informations sur les textes à la feuille et les recueils publiés Cliquez ici

 

Poème à Partager : La fleur et le papillon

 

La fleur disait au papillon céleste :

            Ne fuis pas !:

Vois comme nos destins sont différents : Je reste

            Tu t'en vas !

Mais hélas ! l'air t'emporte et la terre m'enchaîne,

            Sort cruel !

Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine

            Dans le ciel !

 

Victor Hugo

La fleur et le Papillon extrait de l'opuscule "Langage des Fleurs"

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PENSÉE EMPRUNTÉE

11 Mai 2019, 08:53am

Publié par Anne-Marie DUTILH

PENSÉE EMPRUNTÉE

Une fleur tombe même si nous l’aimons ; une mauvaise herbe pousse même si nous ne l’aimons pas.

Permettre aux choses et aux événements d’être tout simplement.

 

Maître Dōgen, moine bouddhiste japonais (1200-1253)

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LE MUGUET DE MAI

30 Avril 2018, 23:05pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Photo AMD

Photo AMD

De mon frère le lys des bois 
Je n'ai pas le touchant emblème ; 
Mais le gazon connaît ma voix 
Et la brise me dit : « Je t'aime ! »

J'embaume les lieux où je croîs, 
Et la rosée à mon front blême 
Met des perles, — comme les rois 
N'en ont jamais à leur diadème.

Aux premiers chants du rossignol, 
Je laisse pour vous courir sur le sol 
Mes petites clochettes blanches,

Qui disent à l'enfant rêveur : 
« Les bourgeons étoilent les branches, 
Voici le retour du bonheur. »

De moi à toi, qui suis-je ? 
Le joli muguet du premier mai !


Antoine Spinelli

Recueil : Les poésies et chansons (1802)
Né à Nice en 1726 - Mort à Nice en 1819

Architecte religieux et militaire

Fils de Anselme Spinelli et de Anna Maria Bossa

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