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le blogue-notes de anne-marie dutilh

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GOUEBENEZE : le barde saintongeais

7 Novembre 2016, 18:19pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

affiche association CARPHIL Culture et Art en Pays HILairois

affiche association CARPHIL Culture et Art en Pays HILairois

Goulebenéze

Marc Henri Évariste Poitevin, plus connu sous le nom de Goulebenéze, est né le 2 juillet 1877 à Burie, au domaine de Montigny, dans une famille bourgeoise fortunée. Très jeune, il taquine la muse et commence à écrire des textes en patois saintongeais.

La notoriété de cet auteur reste aujourd'hui encore particulièrement vivace en Charente et Charente-Maritime. Ses œuvres - souvent écrites en saintongeais - sont aujourd'hui considérées comme faisant partie du patrimoine local régional (Poitou-Charentes et Aquitaine).

VALSE DAU COUGNAT de Goulebenéze

Air : La Valse du Cliquot "Un petit verre de Cliquot , c'est bien peu de chose"

 

Promier coubiet

Coum' tous les bons pésants d'th ieu lon,

Jh'aim' beun in p'tit verr' d'eau-d'-vie veille.

Ol' est un' lithieur sans pareille,

Queneussez-vous reun de pu bon ?

En vous racontant thielle histouère,

Jh 'veux point parler de la saloperit,

Mais d'thieu Cougnat que jh'savons fère,

Qui fiatt le thieur coum' in bâz'lit.

Refrain

Un p'tit verr' de Cougnat,

Vouèlà c'qui fiatte,

O chass' l'influenzat,

Mieux qu'in empiâte,

Chantons don, tant qu'la veugn' tinrat,

La valse dau Cougnat,

Cougnat,

Chantons don, tant qu'la veugn' tinrat,

La valse dau Cougnat,

2e coubiet

Ol' est moëlleux , ol' est piaisant,

O vous met dau baum' dans la goule

Créyau qu'zou sens pas quant' o coule ?

O  m'fait dau beun, mes paur' enfants.

O met ma beurgnoise en peutrasse,

Mais jh'y ai répoundut bin souvent :

"Thitt' me bouèr' thieu pissa d' agheasse,

Pusqu'au m'fait piaisit su l'moument."

3e coubiet

Quant' ol est vieux dan-n-in thiarçon,

Si n'on met son nez à la bonde,

O l'embaum'rait la goule au monde,

- O sent l'Bouillaud ou l'Jurançon -

Quant' on est Chérentais pur' race,

N'on det zou prenr' après l'café,

Pac' qu'on r'queneut ben dans sa tasse,

Le goût d'thieu razin qui zou a fait.

4e coubiet

Si jh'étis peinte, mes bons émits,

Au yeu d'peind' la goule des drôlesses,

Devant vous, teurtous, jh'zou confesse,

Su la touèll' vouèlà don c que jh'f'ris :

Entrr' deux seupés d'Marjholaine,

Jh'mettris en mitant dau tab'llau,

In vieux pésant, en bounet d'laine

A gh'neuil devant-n-in set d'Bouillaud.

Pour écouter la Valse daû Cougnat

Publié avec l'aimable autorisation de Pierre Péronneau, petit-fils de Goubenéze

 

 

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TRANSMETTRE LA HAUTE MUSIQUE DES MONDES

10 Septembre 2016, 12:09pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Transmettre la haute musique des mondes, le son du hautbois, de la flûte, de la harpe.

Matić* nommait les ombres des étoiles.

Nommer les étoiles mêmes, c’est bien mieux. La quiétude.

L’harmonie des sphères.

Il n’est rien à l’intérieur. Dans ce rien

Vit une mer paisible qui sourit par les vagues imaginaires des mots.

Connaître les mots. Connaître à force d’usage leur merveilleuse précision.

Transmettre les étendues que j’ai vues, en-dehors de toute mort.

Une lumière est à l’intérieur. Par elle je brille et je vis.

Ne sens-tu pas comme elle te caresse et te réchauffe avec douceur ?

Connaître les arbres. À cela aussi les livres sont nécessaires.

Pour le changement des saisons, pour de longues observations des cieux,

Pour un regard béat à travers les télescopes, pour les petites choses qui vivent autour de nous.

Que de couleurs pour les feuilles à l’automne ! Le matin : un pain sec, nourricier,

Trois croissants, un jus d’orange. Cela aussi nourrit et réchauffe. Cela aussi réjouit.

Le promeneur embrasse de son regard les couronnes des arbres, celles-ci embrassent,

Absorbent, de par leur vision, telle un oeil énorme, le promeneur.

Ne faisons-nous, toutefois, que nommer les ombres des étoiles ?

Lisons-nous avec suffisamment d’attention les poèmes, les âmes,

Demandons-nous en vain que l’âme dans l’âme se reconnaisse ?

Oui, peut-être suis-je passé à côté de tout, comme ce temps qui m’a dépassé.

Toutefois, je brille. Et toi, est-ce que tu brilles ?

 

Radivoj Stanivuk

Poète et nouvelliste, critique littéraire et essayiste, Radivoj Stanivuk , grand esthète, est né en 1960 à Zrenjanin, en en Voivodine de Serbie.

Extrait de Langueur et Colère sur serbica.fr

http://serbica.u-bordeaux3.fr/index.php/s-100/557-stanivuk-radivoj-1960

* Dušan Matić (Août 1898-Septembre 1980) est un poètte Serbe très actif dans le cadre du Belgrade surréaliste groupe. Il est né dans la ville serbe de Ćuprija et est mort à Belgrade, Yougoslavie.

 

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L'ENFANT QUE J'AI ETE PLEURE SUR LE CHEMIN

30 Juillet 2016, 10:21am

Publié par Anne-Marie DUTILH

L'enfant que j'ai été pleure sur le chemin.

Je l'ai qiuitté en devenant ce que je suis ;

Mais aujourd'hui voyant que je ne suis plus rien,

Je veux aller chercher cet enfant que j'ai fui.

 

Ah, comment le trouver ? Celui qui s'est trompé

A l'aller, au retour se trompera aussi.

Je ne sais plus d'où je suis venu, où je suis.

Alors tout mouvement de mon âme a cessé.

 

Si je pouvais atteindre un haut sommet au moins,

Le haut d'une colline, pour y distinguer

Ce que j'ai oublié, m'en souvenir enfin,

 

-Dans cette absence au moins je me reconnaîtrais...,

Je trouverais, voyant ce que j'étais au loin,

En moi un petit peu de l'enfant que j'étais.

 

Poème de Fernando Pessoa

Fernando Pessoa, écrivain et poète portugais né le 13 juin 1888 à Lisbonne et mort dans cette même ville le 30 novembre 1935,

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LES VERBES

21 Avril 2016, 17:43pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Dommage que beaucoup de ces verbes soient tombés dans l’oubli !
 

Le chien aboie quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache, l'hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage.
Les moineaux piaillent, le faisan et l'oie criaillent quand le dindon glousse.
La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse.
Et le chat comme le tigre miaule, l'éléphant barrit, l'âne braie, mais le cerf rait.
Le mouton bêle évidemment et bourdonne l'abeille. 

La biche brame quand le loup hurle.

Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ?
 

Que si le canard nasille, les canards nasillardent !
Que le bouc ou la chèvre chevrote.
Que le hibou hulule mais que la chouette, elle chuinte.
Que le paon braille, que l'aigle trompète.
 

Sais-tu ?
Que si la tourterelle roucoule, le ramier caracoule et que la bécasse croule, que la perdrix cacabe, que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse, la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit.
 
Tu sais tout cela ? Bien.
 
Mais sais-tu ?
Que l'alouette grisolle.
Tu ne le savais pas. Et, peut-être, ne sais-tu pas davantage que le pivert picasse.
 
C'est excusable !
 
Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère  
Et que c'est à cause du chameau que l'on déblatère !
 
Tu ne sais pas non plus peut-être que la huppe pupule! .
..

 
Et encore sais-tu ? que la souris, la petite souris grise : devine ?
La petite souris grise chicote ! Oui !
 
Avoue qu'il serait dommage d'ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, que le geai cajole !"

 

__________________________________________________________________

Je ne sais pas qui est l'auteur de ce magnifique texte mais je le remercie vivement et qu'il me pardonne de publier ses vers, pour que vive notre belle langue française dont, nous ignorons tellement de belles choses...

Anne-Marie Dutilh

 

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SILENCE

13 Juin 2015, 14:24pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

Le silence est un son, que seul le don de l'harmonie maîtrise.

Mais comment écrire le Silence ?  le Son du Silence, le Don du Silence...

Simon & Garfunkel en ont fait une beauté.  

Je savais le son mais pas les mots ;  je viens de les découvrir en français et souhaite les partager simplement  avec vous... Bonne lecture.

 

Anne-Marie Dutilh Copyright By L'Ecritoire du Reguin

Pour plus d'informations sur l'intégral des textes à la feuille et des recueils  Cliquez ici

 

 

 

Le Son Du Silence

 

Bonsoir ténèbres, mon vieil ami,
Je suis venu discuter encore une fois avec toi
Car une vision s'insinuant doucement en moi,
A semé ses graines durant mon sommeil
Et la vision qui fut plantée dans mon cerveau, demeure encore
A l'intérieur, le son du silence

Dans mes rêves agités j'arpentais seul,
Des rues étroites et pavées
Sous le halo d'un réverbère,
Je tournais mon col à cause du froid et de l'humidité
Lorsque mes yeux furent éblouis par l'éclat de la lumière d'un néon,
Qui déchira la nuit et atteignit le son du silence

Et dans cette lumière pure je vis,
Dix mille personnes, peut être plus
Des personnes qui discutaient sans parler,
Des personnes qui entendaient sans écouter
Des personnes qui écrivaient des chansons qu'aucune voix n'a jamais emprunté,
Et personne n'osa déranger le son du silence

Idiots, dis-je, vous ignorez,
Que le silence, tel un cancer, évolue
Entendez mes paroles que je puisse vous apprendre,
Prenez mes bras que je puisse vous atteindre
Mais mes paroles tombèrent telles des gouttes de pluie silencieuses,
Et résonnèrent dans les puits du silence

Et ces personnes s'inclinaient et priaient
Autour du dieu de néon qu'ils avaient créé
Et le panneau étincela ses avertissements
A travers les mots qu'il avait formés
Et le signe dit : les mots des prophètes
Sont écrits sur les murs des souterrains
Et des halls d'immeubles,
Et murmurés à travers les sons du silence

Paroles et traduction de «The Sound Of Silence» de Simon & Garfunkel

En savoir plus sur http:// http://www.lacoccinelle.net/211259.html

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LIBERTE

8 Janvier 2015, 09:41am

Publié par Anne-Marie DUTILH

COLOMBE de JEAN MICHEL FOLON

COLOMBE de JEAN MICHEL FOLON

Ce matin est différent,: le voile du deuil s'est posé sur notre pays et avec moi compagne un sentiment étrange : rester debout, ne pas vivre à genou. Au nom de LA LIBERTE je souhaite partager avec vous ces paroles que chante avec tant de talent Madame Nana Mouskouri 

 

 

JE CHANTE AVEC TOI LIBERTE
 

Quand tu chantes je chante avec toi liberté 
Quand tu pleures je pleure aussi ta peine 
Quand tu trembles je prie pour toi liberté 
Dans la joie ou les larmes je t'aime 
Souviens-toi de jours de ta misère 
Mon pays tes bateaux étaient tes galères 
Quand tu chantes je chante avec toi liberté 
Et quand tu es absente j'espère 
Qui-es-tu? Religion ou bien réalité 

Une idée de révolutionnaire 
Moi je crois que tu es la seule vérité 
La noblesse de notre humanité 
Je comprends qu'on meure pour te défendre 
Que l'on passe sa vie à t'attendre 
Quand tu chantes je chante avec toi liberté 
Dans la joie ou les larmes je t'aime 
Les chansons de l'espoir ont ton nom et ta voix 
Le chemin de l'histoire nous conduira vers toi 
LIBERTE, LIBERTE

NANA MOUSKOURI

15 Janvier 2007

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LIRE AVEC VOUS

10 Novembre 2014, 18:48pm

Publié par Anne-Marie DUTILH

(...) Sur la vitre, une goutte d'eau. Je suis sur la barque lente des mots qui avancent vers vous. Je me dirige avec une perche de silence plongée de temps en temps dans l'eau du langage. Et je suis en même temps dans la cité de cristal de la petite goutte d'eau, à l'intérieur de laquelle se trouve aussi le cimetière où j'étais ce matin, avec les anges tournant sans bruit autour des gisants dans leur drap de marbre. (...)

 

Christian Bobin, extrait de : La grande vie

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LIRE AVEC VOUS

12 Décembre 2012, 10:21am

Publié par Anne-Marie DUTILH

J'ai lu le livre de Yves SIMON, un homme ordianire, je l' ai tellement aimé, qu' aujourd'hui j'ai envie d'en  partager un extrait avec vous. Je ne pense pas, s'il l'apprend, que l'auteur en soit fâché.

 

"... L'âme des morts nous frôle à chaque instant... Je te parle comme si le fossé du passé n'existait pas. Douloureusement je retrouve ton chemin, celui qui mène, à travers les ronces et quelques aubépines, à l'homme qui accompagna une courte séquence de ma vie. Balade sentimentale, chanson filiale recomposée par la focale des souvenirs, je t'invente des traces que tu n'as pas laissées, sans doute parce que celles que tu as  délivrées ne sont plus aujourd'hui entreposées que dans mon coeur.

Plus j'avance dans ce recit, plus j'exhume des séquences ... de ma jeunesse... ces séquences ... qui nous faisaient appartenir à un même monde alors que j'en traversais déjà les miroirs. Ce monde ... qui n'existe plus. Il est sans regret puisque je ne peux le revivre. Pourtant sa réminiscence ensemence mes pensées,  je le palpe et le hume, il gît enfouit à l'intérieur de mes pensées pareil à un linceul de douceur. Le corps des morts se noie à la surface des choses qui leurs ont survécu, seules leurs âmes viennent caresser nos esprits dans les rêves et les songes, afin de faire revivre à nos désirs ceux que l'on a aimés. Chargées de paroles, de sourires, d'effleurements de mains, de baisers, les âmes des morts s'insinuent, sournoises, à l'interieur de notre peau, nous happent par surprise alors qu'elles ne sont nullement convoquées, pour faire sourdre dans nos mémoires une image pâlie, un parfum évaporé..."

Yves SIMON -Un homme ordinnaire - Editions NIL novembre 2011 

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ORIENT LOINTAIN

8 Mai 2011, 09:15am

Publié par Anne-Marie DUTILH

Aujourd'hui encore, les clairons résonnent, les tambours roulent et les étendards flottent, pour nous redire combien de sacrifices humains, combien de souffrances  guerrières, combien de larmes jamais séchées et de nous rappeler :
"LA MEMOIRE SE TRANSMET L'ESPOIR SE DONNE".
Mais n'oublions pas que la liberté, cet élément vital pour l'Humanité, est toujours fragile, qu'en un bref instant, aveugle à notre esprit, elle peut disparaître sous le joug d'une dictature.
 
En cet instant, à l'heure ou sonnent les carillons de midi, des canons grondent encore tout autour de nous, pour que des femmes et des hommes en misère et en famine ne subissent plus la tyrannie.
Qu'en sera-t-il demain ?
Marc DELPHO pourrait nous dire...
 
Il était reporter de guerre sous le pseudonyme Marc Delpho mais il s'appelait  André-Marc Brunereau (1963-2001).
Depuis tout petit, il voulut voir "les infinis paysages" et les multiples visages que revêt l'humanité trop souvent désespérée. 
Il partit mais ne revint pas.
Sa courte vie est témoignage de l'incommensurable, tragique et perpétuel, besoin de pouvoir et de domination des humains sur leurs frères humains.
(Jeanne BRUNEREAU)

 

Dans cette ville toujours saisissable, jamais cernée,

L'aube armée de tous ces hommes en guenilles et en armes,

Surtout en armes.

Ils marchent, la brume, compagne jusqu'au bout,

Leurs maisons désertées, leurs corps investis

Regorgeant d'angoisse physique et imprimante.

L'antichambre de cette mort ne se lassera pas de célébrer

Leurs pas vers l'espoir, si souvent broyé, et ils se donneront

A l'ennemi, tapi dans sa nocturne supériorité.

Ta vue se trouble et ta tête tourne, tourne encore

Jusqu'à les aimer.

Leurs cendres dignes des présages les plus fous

De cet Orient lointain.

 

Marc DELPHO  (André-Marc BRUNEREAU) 

 

 ... Le soleil était à son déclin dans un amalgame de couleurs décadentes. un  grossier brassage de bruns et de grenats affadis s'enchevêtrait dans le pâle magma solaire qui s'affaissait comme on sonne la retraite devant un monde mutant que l'on ne reconnaît plus. La nuit tomba sur la solitude terrestre. Triomphatrices, suffisantes, les ténèbres tirèrent vivement leur voile d'obscurité sur le ciel et sur la terre, enserrant chaque homme dans une bulle de solitude et de désarroi. Dans le désert d’Aral, Stepan Nikitine discernait maintenant ses compagnons de route nocturne. La nostalgie, si le moral était fort ; le tourment et la peine, si le désespoir l’emportait ; la peur panique et paralysante, si l’obscurité étendait un voile dissimulant les dangers immédiats…

 

Marc DELPHO  (André-Marc BRUNEREAU)

Extrait de  : "le marin du désert", éditions KAILASH 2002

 

Je ne t'ai pas rencontré. Mais je te connais un peu, à travers le regard tendre et le doux souvenir d'une femme et d'un homme qui t'aimèrent et qui t'aiment encore d'un amour qui ne meurt pas, d'un amour qui ne peut pas mourir, d'un amour au delà de cette mort terrible qui t'a volé un après-midi de septembre 2001. 

Comme j'aurais aimé te connaître André-Marc. 

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CITATIONS

2 Septembre 2010, 18:17pm

 

  ... Il  nous faut devenir adultes pour comprendre que les adultes n’existent pas et que nous avons été élevés par des enfants que l’armure de nos rêves rendait invulnérables...

 

Christian Bobin

la folle allure

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